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Ecrire des récits de fiction

En France tout le monde ou presque adorerait devenir écrivain. Pourquoi ne pas passer à l'action ?

Apporter de l'attention réduit le risque de la page blanche et de la page inutile

Bonjour c’est Paul,

J’espère que tu vas bien ! Dans quelques jours ce sera le 11 mai la date de sortie du confinement décidée par le gouvernement.  Y es tu préparé mentalement ? Ou bien comptes tu sur le hasard pour agir selon les circonstances à ce moment là ?  Comment vas-tu réagir face au risque qui plane sur l’ensemble de la population et donc sur chacun de nous d’être infecté par ce virus ?

J’avoue avoir quelques appréhensions. N’est ce pas s’en remettre pour une trop grande part au hasard ? Et si j’étais statisticien j’aimerais connaître la vraie probabilité que toi comme moi avons d’être infecté. Parfois c’est oppressant de penser que l’on a peut-être une chance sur deux de tomber malade et d’en mourir.

 

Et si je reviens au sujet de ce blog qui est de t’aider à écrire des récits de fiction, quelque chose me dit  que ce risque est le même de réussir ou non la rédaction d’une bonne histoire qui saura garder le lecteur en haleine du début à la fin.

Un outil dont j’aimerais te parler et qui sera certainement utile pour sortir de chez toi comme pour progresser dans le cours du récit c’est l’attention.

C’est à mon sens ce dont nous manquons le plus dans notre société aujourd’hui.

L’attention aux choses

L’attention aux êtres

L’attention à soi.

Et je me demande si ce manque d’attention dont nous sommes nombreux à être frappés ne fait pas partie d’une stratégie décidée par une minorité de petits malins afin de mieux contrôler la masse désormais immense de la population.

Je me faisais cette réflexion suite à la lecture de publications Facebook dans des groupes ayant attrait à l’écriture. J’ai lu pas mal de textes ces derniers temps publiés par des écrivains en herbe et ce qui m’a frappé régulièrement c’est un manque d’attention porté à l’utilisation de certains mots, notamment les adjectifs et les adverbes qui sont toujours trop nombreux.

Normalement ces mots sont des outils pour préciser, pour affiner un décor, un personnage, une idée, au regard du lecteur  cependant, c’est tout le contraire. Assez  souvent ils apportent plus de confusion, de flou qu’autre chose.

Et j’y vois bien sur l’absence de cette qualité essentielle que doit posséder tout écrivain :

L’attention.

L’attention aux mots qu’il emploie

L’attention à la longueur d’un paragraphe par rapport aux autres

L’attention au rythme

L’attention à la cohérence de son histoire

L’attention à la façon de découper une scène en un ou plusieurs chapitres afin de créer du suspens, de la vitesse, ou au contraire de la tranquillité. Ou bien encore cette attention proche de celle d’un compositeur de musique et qui semble se baser sur l’intuition, pour nous proposer de passer par une série d’émotions de façon plus ou moins graduelle, pour nous  léguer  une impression générale dont on se souviendra longtemps.

Cette attention peut-on compter sur elle en écrivant dans ce que je nomme la partie créative  si on n’a pas pris en amont la précaution de définir un cadre, des contraintes, un terrain de jeu avec des règles bien précises ?

C’est ce que font beaucoup de débutants.

 

Un jour ils ont une idée et ils commencent à écrire poussés par le potentiel immédiat que leur insuffle cette idée.

En général ça peut commencer assez bien. L’inspiration semble accompagner les premiers lignes puis avec un peu de hardiesse pourquoi pas les quelques premières pages.

Et puis tout à coup c’est terminé.

L’écrivain reprend son texte le lendemain ou les jours suivants et l’inspiration n’est plus au rendez-vous. On ne sait plus quoi dire, alors on écrit ce qui nous vient , ce qui nous passe par la tête, et ouf le papier se noircit à nouveau tant bien que mal et au final la plupart se satisferont comme cela, en se disant super j’ai réussi à écrire 1000, 1500, 2000 mots.

Mais la plupart du temps il y a un risque que tout cela ne soit que de la merde.

Je te prie de bien vouloir m’excuser pour mon langage un peu cru mais je ne vois pas de meilleur mot que celui là.

C’est de la merde parce que ce n’est pas cohérent avec la partie précédente

C’est de la merde parce que les descriptions de lieux arrivent comme des cheveux dans la soupe sans raison véritable.

C’est de la merde parce que les personnages sont des pantins désarticulés qui n’ont pas d’axe directeur pour les faire tenir debout.

C’est de la merde parce qu’on ne sait pas qui du narrateur, de l’auteur ou du personnage raconte une scène

C’est de la merde parce que c’est bourré d’adjectifs d’adverbes qui ne servent qu’à faire du « remplissage »

Je vais te dire aussi une vérité c’est que tous les écrivains non seulement passent par cette étape mais en plus ils doivent passer par celle-ci afin de mieux saisir l’étape suivante.

Faire attention à ce que l’on écrit à chaque instant.

Ça ne signifie pas de bétonner un plan minutieux en amont avec des montagnes de documentation,  5 dictionnaires à coté de toi et deux ou trois encyclopédies.

Non pas du tout.

En même temps toutes les étapes comptent et apportent un enseignement l'essentiel alors est de savoir si on a vraiment le temps de flâner pour les traverser l'une après l'autre. La jeunesse croit qu'elle a un temps infini devant elle et c'est aussi dans l'ordre des choses de s'apercevoir avec l'age qu'on n'en a plus pour très longtemps pour vraiment dire clairement ce que l'on doit dire. Ou ne rien dire.

Je le redis encore parce que c’est un de mes leit motiv :

 Partir du compliqué pour aller vers le simple

C’est certainement là-dessus qu’il faut le plus maintenir l’attention.

 

Choisir un cadre, un terrain de jeu avec des règles facilite énormément le travail de l’écrivain.

Grâce à cette méthode on diminue prodigieusement le problème de la page blanche.

Car dans le fond pourquoi éprouve t’on cette difficulté ?

Parce qu’on est angoissé de ne pas savoir par où commencer ?

Parce qu’on n’a pas confiance en soi ?

Parce qu’on pense que ce qu’on va écrire n’intéressera personne ?

Je crois qu’il faut vraiment s’intéresser en profondeur aux raisons qui te poussent à vouloir écrire.

Si tu n’es pas au clair vraiment avec celles-ci je ne dis pas que tu n’y parviendras pas simplement tu vas surement perdre un temps précieux.

D’autres que moi pourront même te dire que tu vas perdre beaucoup d’argent car évidemment l’argent accompagne le succès, où plutôt cette victoire que tu auras remporté sur la confusion, sur toi-même.

Evidemment il n’existe en France aucune école vraiment qui t’amèneras à te poser ces excellentes questions comme il n’existe pas non plus une méthode pour apprendre à apprendre dans les programmes scolaires.

Pourquoi et comment la plupart des gens choisissent ils d’exercer un métier qui ne leur convient pas et dont ils se rendront compte parfois des années plus tard cela aussi est le résultat d’un manque d’attention.

Manque d’attention du système scolaire par rapport à la spécificité des individus

Manque d’attention des proches qui veulent se sentir rassurés par rapport à l'avenir de  leur progéniture

Manque d’attention des enfants qui sentent cette pression d’avoir à choisir n’importe quoi pour rassurer leurs parents

La liste des manques d’attention aux autres ou à soi-même est  si longue que je n'aurais pas la prétention de les nommer toutes dans un seul article.

Ce qui m’intéresse, là où je désire conduire ton attention et conserver en même temps là mienne sur le sujet, sans trop de digression, c’est cette notion d’attention à tous les étages de l’acte d’écrire un roman.

Et cette problématique de l’attention peut s’envisager de plus en plus facilement au fur et à mesure où l’on s’exerce à respecter certaines règles.

 

Avoir raffiné la matière brute pour en fabriquer l’esprit voilà le vrai boulot auquel tout écrivain qui se respecte doit s’atteler.

Pas de blabla. L’essentiel.

Cela ne veut pas dire que l’on doive écrire un récit de fiction comme on écrit un fait divers.

Cela veut dire que l’on a suffisamment pesé chaque mot chaque phrase chaque paragraphe de chaque chapitre de chaque scène pour se débarrasser de tout ce qui pouvait gêner la clarté du récit et ce surtout dans un monde où les lecteurs.trices  possèdent une attention très limitée.

Mais attention justement ce n’est pas parce que l’attention des lecteurs.trices est limitée qu’ils sont idiots.

Ils comprennent vite généralement si le bouquin qu’ils tiennent entre les mains va leur plaire ou pas.

Et les éditeurs encore plus rapidement aussi puisque parfois ils ne vont lire que les 3 premières phrases du manuscrit que tu leur enverras pour décider de poursuivre leur lecture ou pas.

Quand je te disais qu’il y a un travail de préparation à faire pour écrire une bonne histoire de fiction

 (environ 40% du boulot total)  je ne me fichais pas de toi.

Savoir capter l’attention de tes lecteurs est un art et comme tout art cela s’apprend, il y a des règles.

 

 Ces règles sont beaucoup utilisées dans la publicité, et dans ce que l'on appelle le copywriting.

Je te les donne rapidement comme ça on pourra vite parler d'autre chose car l'essentiel n'est pas de s'accaparer des règles que d'autres ont pondues. L'important c'est de connaitre celles qui t'apportent vraiment ce dont tu as toi, besoin pour écrire. J'espère que tu vois bien la nuance car elle de bonne taille.

Donc voici 10 règles :

1. connaitre ton lecteur

2. Appliquer la méthode de la pyramide

3. Ecrire des phrases courtes et simples.

4. Ecrire à la voix active

5. Etre concret

6 Eviter le jargon

7  un texte doit être lisible

8 alterner des descriptions, des périodes calmes à des périodes stressantes ou captivantes

9 connaitre les sujets d’engouements de ton lecteur potentiel

10 insérer des références à ce qui a déjà été raconté pour rafraîchir régulièrement la mémoire du lecteur.

 

Je pourrais détailler chacune d'entre elles mais je préfère que tu fasses toi même des recherches si l'une d'elles t’intéresse, t'intrigue . Le but n'est pas de te donner du poisson , mais  de t'apprendre à le pécher tout seul et à devenir autonome.

Et puis chacun d'entre nous fonctionne de sa propre façon, qui a dit que nous étions tous pareils sinon ces personnes que ça rassure de le penser pour nous vendre quelque chose ?

Le plus chouette vois tu c'est d'examiner minutieusement les règles sur lesquelles tout ce petit monde s'appuie pour bien les comprendre, surtout leur fondement. Et puis de tout mettre de coté pour inventer les tiennes.

N'est ce pas cela être créatif ?

Et surtout n'est ce pas une excellente façon de faire attention à soi pour de bon ?

 

Comme il est d'usage de le rappeler ce sont toujours les cordonniers qui sont les plus mal chaussés donc je vais t'avouer que pour écrire mes textes sur ce blog j'emploie plutôt le mode de la conversation entre amis , tu sais ce ton à bâton rompu, sans plan vraiment bien défini mais qui je l'espère laisser à la fin une impression particulière qui peut aller de l’inspiration à la motivation suivant ce que l'on retirera.

Mais là ça dépasser la limite de mon terrain de jeu et peu importe l'au delà de celui-ci . Si cet article t'apporte quoique ce soit n'hésite pas à le commenter au besoin , voire à le partager, il est là pour ça.

Et surtout aujourd'hui comme les autres jours, fais attention !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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