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Ecrire des récits de fiction

En France tout le monde ou presque adorerait devenir écrivain. Pourquoi ne pas passer à l'action ?

Les deux mots clefs de l'art de raconter une histoire

Bonjour c’est Paul

Encore quelques pages écrites ce matin et je m’accorde une pause. Ça me fait plaisir de venir discuter avec toi.

En fait, il faut que je sois honnête, ce blog c’est ma récréation, ma récompense lorsque j’estime avoir fait le boulot.

Et pour être encore plus honnête c’est une astuce pour dompter ma cervelle.

Aujourd’hui j’ai envie de dégonfler un mythe

Imagine un gros ballon de baudruche et hop j’arrive avec une petite aiguille et pchiiittttt le ballon se cogne contre tous les murs et finit par s’étaler par terre tout recroquevillé.

On y va ?

Go !

 

Ecrire tient en peu de choses :

 Ecrire et relire.

 

Et en deux temps :

Ecrire et relire.

 

Parce que ce ne sont pas les mêmes parties de ton cerveau que  tu utilises pour chacune de ces activités.

Si tu les mélanges tu te plantes.

Quand tu écris tu ne fais que cela, tu laisses venir les mots et tout nait de ces mots finalement, le décor, les personnages, les idées.

 Je ne saurais expliquer dans le détail comment ça fonctionne vraiment,  tout ce que je sais c’est que c’est un peu comme se jeter dans le vide en se disant j’arriverais bien à inventer un parachute avant de m’écraser au sol…

Le plus beau c’est qu’il est nécessaire  de  s’entrainer à s’écraser au sol, c’est une excellente discipline. Il est nécessaire de s’y entrainer beaucoup avant d’en éprouver toute la saveur, une fois l’amertume passée. Comme la première fois qu’on boit du café fort ou que l’on fume une cigarette.

 

 

 

Donc écrire en se jetant tous les matins du haut d’une falaise et à chaque fois s’écraser dans la mer.

Jusqu’à ce jour où l’on s’aperçoit qu’on se fout totalement de créer un parachute et que l’on éprouve un plaisir dingue à sentir le choc briser tous les os, détruire toute la structure, exploser en mille fragments le texte que l’on vient d’écrire.

C’est roboratif à un point inimaginable ! et du coup tu n’es pas figé dans un seul point de vue.

Tu peux t’y remettre et réécrire ton texte en te disant ok je reprends tout depuis le début.

Tu vois cette lampe que l’inspecteur de police te balance sur les yeux

« Aller on reprend tout depuis le début ! »

Et bien c’est exactement ça écrire.

Il faut t’y habituer.

Apprendre à la fixer sans ciller

Et c’est ainsi que tu rentreras le plus profondément le plus honnêtement dans le boulot.

Avant cela c’est de la masturbation et rien de plus.

Bon un petit plaisir par ci par là  je suis d’accord n’est jamais  à dédaigner mais s’obstiner  à la répétition fréquente, comme disent les anciens c’est démoniaque !

Plus vite on en finit avec le romantisme, l’idée de satisfaction, la branlette,  plus on rentre dans le vif du sujet c'est-à-dire :

Comment mon lecteur peut comprendre facilement ce que je suis en train d’écrire ?

Ensuite si tu es vraiment professionnel tu vas te demander bien sur ce que c’est que cet adverbe « facilement »

Tu pourras t’en passer.

Mais au début il vaut mieux te dire que tu écris pour des gens simples.

D’ailleurs un roman il faut que cela soit très simple au début dans ta tête. Si cela ne l’est pas tu n’y arriveras pas c’est une sorte de règle à écrire en gros sur ton mur.

Tout ce qui se conçoit bien s’énonce facilement !

 

Donc il faut en premier lieu « concevoir » et chez nous  c’est souvent douloureux en raison d’une sorte de malédiction judéochrétienne qui dit

« Tu enfanteras dans la douleur »

 

Je crois qu’il ne faut pas se laisser impressionner de trop par le mot « douleur »

Si cela faisait si mal que ça au point d’être tellement insupportable, il n’y aurait pas de familles nombreuses ni d’écrivain prolifiques.

On met une pancarte devant quelque chose quand on ne veut pas que les gens s’y engagent

« Voie sans issue »

« Attention danger »

Mais en fait quand tu t’y engages si tu n’as pas trop d’a priori… ce n’est jamais aussi terrible qu’on veut nous le faire croire.

 

Je voudrais bien aussi te dire deux trois choses sur la fameuse « confiance en soi ».

Lorsque tu viens d’écrire un roman, tu l’as corrigé, relu et relu bien des fois il est temps de le livrer à un lecteur .

Il faut que tu sois sur de ton coup  a minima.. tu ne le donnes pas à lire au premier jet  évidemment , non il faut que tu aies exploité toutes les possibilités de ton idée que tu ne puisses plus aller au délà en en ayant scruté chaque partie chaque scene chaque chapitre chaque personnage bref le moindre détail  pour le donner à lire de façon à ce que ce soit productif à la fois pour ton lecteur et pour toi.

Si tu as vraiment fait tout cela écoute bien

Et là je vais t’apprendre quelque chose que personne ne te dit en général

Il faut que tu donnes ton roman à lire mais que tu te foutes complètement de ce que ce lecteur va te dire ensuite

En fait donne à lire et puis oublie

Et passe à quelque chose d’autre durant un moment.

Il est bon d’être sur plusieurs taches en mêmes temps comme un flic sur plusieurs affaires c’est excellent pour la créativité.

Si tu as suivi ces quelques conseils qui te sembleront sans doute étranges ne t’inquiète pas si tu ne les comprends pas tous.

A mon avis cela viendra plus tard si tu t’accroches à écrire et relire

C’est l’essentiel

Ecrire et relire

 

Le reste j’ai envie de dire c’est de la littérature.

Et nous, notre boulot c’est seulement d’écrire de bonnes histoires, des récits de fiction.

Ensuite  avec de la chance et beaucoup de travail, l’un n’empêche pas l’autre évidemment !

 

 

 

 

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